Questions

Les questions que familles et actionnaires nous posent.

Voici les sujets que familles, actionnaires et conseils d’administration abordent lors d’un premier échange. Chaque réponse présente notre approche.

La bonne réponse dépend de votre famille, de votre patrimoine et de vos juridictions, et se construit toujours avec vos avocats et vos fiscalistes.

Famille, succession et génération suivante

Quel est le bon moment pour une constitution ou une charte familiale ?

Avant d’en avoir besoin. Une constitution, ou charte familiale, s’adopte plus facilement lorsque les relations sont bonnes et qu’aucune décision ne presse. Les déclencheurs habituels sont :

  • L’arrivée de la génération suivante dans l’entreprise ou à son capital.
  • Une succession ou un changement de direction programmé.
  • Une cession ou un événement de liquidité qui modifie ce que la famille détient en commun.
  • Les mariages et l’arrivée de conjoints dans la famille.
  • Les premiers désaccords sur les dividendes, les rôles ou l’emploi.

La charte définit les valeurs de la famille, la manière dont les décisions sont prises, qui peut travailler dans l’entreprise et à quelles conditions, et comment les différends sont réglés. Nous animons le processus entre les générations et gardons le document court et pratique, pour que la famille s’en serve.

Comment mener des conversations difficiles en famille ? Pouvez-vous nous accompagner ?

Oui. Les échanges sur l’argent, les rôles, la succession ou l’équité sont plus faciles avec une personne expérimentée et neutre autour de la table.

Nous préparons chaque conversation avec les personnes concernées, fixons des règles communes, distinguons les questions d’entreprise des questions familiales, et gardons la discussion centrée sur les décisions. Lorsque la situation le demande, nous travaillons aux côtés de médiateurs, de psychologues ou de spécialistes des entreprises familiales. Tout ce qui est dit reste confidentiel.

Pouvez-vous accompagner la transmission de la direction entre générations et conseiller la génération suivante ?

Oui. Une succession réussit lorsque trois dimensions sont préparées en parallèle : l’entreprise (rôles, gouvernance et plan de direction crédible), l’actionnariat (qui détient quoi, et comment fonctionnent votes et dividendes) et les personnes (la préparation et les souhaits de chaque membre de la famille).

Nous aidons la génération en place à fixer le calendrier et les critères, évaluons et accompagnons les successeurs, définissons les rôles des dirigeants familiaux et non familiaux, et restons aux côtés de la génération suivante comme interlocuteur de confiance une fois la relève assurée.

Pouvez-vous trouver, ou être, un mentor pour mon fils ou ma fille, ou un interlocuteur de confiance pour moi ?

Oui. Un mentor extérieur à la famille a souvent la liberté de dire ce qu’un parent ne peut pas dire. Pour la génération suivante, nous sommes mentors nous-mêmes ou trouvons la bonne personne selon l’étape : l’université, un premier poste, ou l’entrée dans l’entreprise familiale.

Pour les dirigeants et actionnaires, nous sommes un interlocuteur indépendant sur une période définie, et présentons des coachs de dirigeants lorsque c’est plus adapté.

Comment protéger ce que je transmets à mes enfants si leur couple se sépare ?

La protection se construit en amont, par la manière dont les biens sont donnés, détenus et documentés. Les outils habituels, mis en œuvre avec des avocats spécialisés en droit de la famille dans chaque pays concerné, sont :

  • Un contrat de mariage adapté au régime matrimonial du couple.
  • Une traçabilité claire de ce que chaque enfant a reçu par donation ou succession, ces biens étant tenus séparés des biens communs.
  • La détention des actifs familiaux via une société, une fondation ou un trust, avec des règles sur qui peut détenir, transmettre ou en bénéficier.
  • Un pacte d’actionnaires familial qui limite les transferts hors de la famille et prévoit des mécanismes de rachat.

En Suisse par exemple, sous le régime matrimonial ordinaire (participation aux acquêts), les biens reçus par succession ou donation restent des biens propres, tandis que leurs revenus peuvent tomber dans les acquêts sauf contrat de mariage contraire. Les règles varient fortement d’un pays à l’autre ; chaque structure est donc revue juridiction par juridiction.

Ces échanges sont délicats. Nous les menons avec discrétion et dans le respect de chaque membre de la famille.

Family office et patrimoine privé

Quelle est la meilleure structure de family office pour ma famille ?

La bonne structure découle de trois éléments : la taille et la complexité du patrimoine, le degré d’implication souhaité par la famille, et le niveau de confidentialité et de contrôle dont elle a besoin. Les principales options sont :

  • Private office ou family office externalisé : un conseiller senior coordonne banques, gérants, avocats et reporting pour le compte de la famille, avec un budget léger et une mise en place rapide.
  • Multi-family office : une infrastructure et une capacité d’investissement partagées, pour les familles qui souhaitent des services institutionnels sans constituer d’équipe.
  • Single family office : une entité et une équipe dédiées, justifiées lorsque le patrimoine, sa complexité et les ambitions de la famille supportent le coût fixe.
  • Modèle hybride : un petit noyau interne pour la surveillance et les décisions, l’investissement, la comptabilité et le juridique étant externalisés.

Nous commençons par un diagnostic du patrimoine, des objectifs et de la gouvernance de la famille, comparons les options en termes de coût, de contrôle et de continuité, puis concevons et mettons en place le modèle retenu avec sa gouvernance et son reporting.

Nous cherchons un partenaire principal. Pouvez-vous tenir ce rôle ?

Oui. Beaucoup de familles et d’actionnaires travaillent avec plusieurs banques, avocats, fiscalistes et gérants, sans qu’une seule personne ait la vision d’ensemble.

En tant que partenaire principal, nous sommes l’interlocuteur senior unique : nous tenons le plan d’ensemble, briefons et coordonnons les spécialistes, préparons chaque décision et la suivons jusqu’à son exécution. Nous travaillons pour la seule famille, indépendamment de toute banque ou de tout fournisseur de produits, et restons à vos côtés décision après décision.

Comment améliorer notre qualité de vie, au-delà de la gestion des placements ?

Le patrimoine implique des décisions, de l’administratif et des interlocuteurs à gérer. Nous allégeons cette charge pour la famille grâce à :

  • Une vision consolidée des actifs, des entités et des obligations.
  • Un interlocuteur unique qui coordonne banques, conseillers, biens immobiliers et administration.
  • Des décisions préparées à l’avance, avec les options et leurs conséquences clairement exposées.
  • Du temps et une structure pour les sujets familiaux essentiels : la génération suivante, la philanthropie et la succession.

Le résultat : du temps, de la clarté et l’assurance que rien d’important n’est laissé de côté.

Quel logiciel de reporting et de consolidation convient à notre family office ?

Cela dépend de ce que détient la famille. Une famille dont le patrimoine est surtout investi en portefeuilles a besoin d’une agrégation solide des données de plusieurs banques, avec un reporting de performance et de risque. Une famille dont le patrimoine est surtout composé de sociétés opérationnelles et d’immobilier a d’abord besoin de consolidation : comptabilité par entité, flux intragroupe et vision de groupe entre pays.

  • Nous cartographions les actifs, les entités et les besoins de reporting, et définissons ce que la famille, son conseil et ses conseillers doivent voir.
  • Nous présélectionnons et comparons les plateformes selon ce cahier des charges, y compris les flux de données des banques de la famille.
  • Nous fixons un mode de déploiement adapté à des données familiales sensibles, par exemple un cloud privé avec des clés de chiffrement gérées par le client.
  • Nous supervisons la mise en œuvre et les premiers cycles de reporting.

Nous sommes citoyens américains et héritons d’une entreprise ou de biens à l’étranger. Que faut-il anticiper ?

Les citoyens américains sont imposés sur leur revenu mondial et soumis à des règles spécifiques sur les sociétés et trusts étrangers ; hériter d’actifs opérationnels à l’étranger exige donc une planification avant et après la transmission. Les principaux points que nous traitons avec des fiscalistes américains sont :

  • La base fiscale des actifs hérités, et comment la préserver.
  • Les règles sur les sociétés étrangères contrôlées, dont GILTI et Subpart F, qui peuvent imposer les bénéfices avant toute distribution.
  • Le choix de classification fiscale des sociétés étrangères.
  • Les obligations déclaratives sur les comptes, sociétés et trusts étrangers.
  • Les structures de transmission à long terme pour les générations suivantes.

Nous coordonnons les conseillers américains et locaux pour que l’entreprise, la gouvernance familiale et le plan fiscal avancent ensemble.

Entreprise, conseils et gouvernance

Quelles sont les options pour notre entreprise familiale ?

Toute entreprise familiale finit par faire face à la même décision : conserver, développer, ouvrir le capital ou vendre. Les options réalistes sont généralement :

  • Conserver l’entreprise et la professionnaliser : un conseil indépendant, une direction non familiale si nécessaire, et des politiques claires de dividendes et d’emploi des membres de la famille.
  • Faire entrer un partenaire ou un investisseur minoritaire pour financer la croissance.
  • Réorganiser l’actionnariat via une holding et un pacte d’actionnaires fixant les règles d’entrée, de sortie et de transmission.
  • Préparer une cession totale ou partielle.

Nous exposons ce que chaque option implique pour le contrôle, la valeur, la liquidité et l’harmonie familiale, afin que la famille choisisse de manière réfléchie et ensemble.

Comment préparer une cession ?

En commençant deux à trois ans avant la vente envisagée. La valeur et la position de négociation se construisent pendant cette période grâce à :

  • Des objectifs clairs : cession totale ou partielle, calendrier, et le rôle futur du dirigeant.
  • Une gouvernance, un reporting et des contrats en ordre, pour une due diligence sans surprise.
  • Une entreprise moins dépendante de son dirigeant, avec une équipe de direction qui inspire confiance aux acquéreurs.
  • Un choix réfléchi de la voie : acquéreur industriel, private equity, rachat par la direction ou transmission familiale.
  • La structure qui recevra le produit de cession, préparée avant la signature.

Nous préparons l’entreprise et la famille à la cession, coordonnons les conseillers pendant la transaction, et restons à vos côtés une fois le produit encaissé.

Pouvez-vous rejoindre notre conseil d’administration pour accompagner une restructuration ?

Oui. Nous acceptons des mandats d’administrateur indépendant et de conseiller du conseil, et assumons des fonctions de direction de transition lorsque la situation exige une présence opérationnelle.

Au conseil, notre rôle est d’apporter un regard indépendant, de challenger le plan, de protéger les intérêts de tous les actionnaires, et de mener la restructuration à son terme : trésorerie, coûts, financement, parties prenantes et équipes. Chaque mandat est défini dès le départ, avec un périmètre, une durée et une ligne de reporting clairs.

Notre entreprise est sous pression. Comment abordez-vous un redressement ?

La rapidité et les faits d’abord. Dans les premières semaines, nous sécurisons la visibilité sur la trésorerie, identifions où la valeur se perd, et stabilisons les relations avec les banques, les fournisseurs et les équipes.

Nous exposons ensuite les options stratégiques, de la restructuration des coûts et des opérations au repositionnement du modèle d’affaires, testons chacune avec un modèle financier, et convenons d’un plan avec les actionnaires et le conseil. Nous pouvons piloter le plan depuis le conseil ou en direction de transition, et restons jusqu’à ce que l’entreprise soit stabilisée et rendue à sa direction.

Comment mettre en place une bonne gouvernance et prévenir la fraude ?

Bonne gouvernance et prévention de la fraude reposent sur les mêmes fondations :

  • Des droits de décision clairs, et un conseil ou un comité qui surveille la direction.
  • La séparation des tâches, la double signature et un accès contrôlé aux comptes bancaires et aux paiements.
  • Une politique sur les transactions avec des parties liées et les conflits d’intérêts.
  • Une revue régulière et indépendante des comptes, avec un comité d’audit lorsque la taille de l’entreprise le justifie.
  • Un canal confidentiel pour signaler les préoccupations.

Nous évaluons la gouvernance et les contrôles existants, concevons les améliorations et aidons à les mettre en œuvre. Lorsque de la valeur a déjà disparu, nous conduisons l’investigation avec des spécialistes forensiques et juridiques et aidons les actionnaires à reprendre le contrôle.

Nous soupçonnons ceux qui gèrent l’argent de notre famille de mauvaise gestion ou de fraude. Que faire ?

Agir vite et discrètement. Les premières priorités sont :

  • Reprendre le contrôle : revoir les mandats bancaires, les pouvoirs de signature et les accès aux systèmes, et les restreindre si nécessaire.
  • Préserver les preuves : relevés, contrats, e-mails et dossiers d’investissement.
  • Stopper les pertes sur le portefeuille en cours pendant l’examen.
  • Lancer une revue indépendante des transactions, des frais, des valorisations et des parties liées, avec des spécialistes forensiques et juridiques.

Nous conduisons l’investigation et l’effort de récupération pour la famille, coordonnons avocats et experts-comptables forensiques, puis reconstruisons la gouvernance pour prévenir toute récidive. Tout est traité en toute discrétion.

Structures transfrontalières et établissements

Comment structurer notre activité entre plusieurs juridictions ?

Une structure transfrontalière doit être aussi simple que l’activité le permet et assez solide pour durer. Nous examinons :

  • La localisation de la holding et sa substance sur place.
  • Les conventions fiscales, les retenues à la source et les obligations déclaratives telles que la norme commune de déclaration (CRS).
  • L’accès bancaire et la gestion pratique de comptes dans plusieurs pays.
  • Les règles successorales de chaque pays où la famille vit ou détient des actifs, y compris les régimes de réserve héréditaire.
  • La gouvernance : qui décide, et comment chaque entité rend compte à la famille.

Nous concevons la structure avec vos fiscalistes et avocats, supervisons sa mise en place et la maintenons saine à mesure que l’activité grandit, en Suisse, en Europe, aux Émirats arabes unis et dans les pays du Golfe.

Nous voulons nous implanter en Suisse. Pouvez-vous nous aider, y compris comme dirigeant local ?

Oui. Une société suisse doit compter au moins une personne domiciliée en Suisse habilitée à la représenter. Nous assumons ce rôle pour des fondateurs et groupes internationaux, pendant la phase de création et au-delà.

Nous coordonnons la constitution, l’ouverture bancaire, la comptabilité et les inscriptions fiscales avec des spécialistes locaux, et dotons la société d’un cadre de gouvernance dès le départ.

Pouvez-vous nous aider à nous développer aux Émirats arabes unis et dans le Golfe ?

Oui. Nous aidons entreprises et familles à choisir la juridiction et la structure adaptées, mainland, zone franche ou centre financier, à créer entités et comptes bancaires via des prestataires agréés et des cabinets d’avocats, et ouvrons des portes grâce à nos partenaires à Abu Dhabi et Dubaï et à notre réseau régional.

Pour les familles du Golfe, nous faisons de même dans l’autre sens, vers la Suisse et l’Europe.

Pouvez-vous nous aider à créer une banque ou un autre établissement financier agréé ?

Oui. Créer une banque, une société de gestion ou un autre établissement régulé est un projet pluriannuel que les régulateurs évaluent sur la qualité du plan et des personnes. Nous accompagnons fondateurs et sponsors sur :

  • Le business plan, le modèle opérationnel et le plan de capital.
  • La demande d’agrément et le dialogue avec le régulateur, avec des avocats spécialisés.
  • La gouvernance : composition du conseil, comités, fonctions risque et conformité.
  • Le recrutement des dirigeants clés et la mise en place des opérations et de la technologie.
Premier échange

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Un premier échange ne vous coûte rien et ne vous engage à rien. C’est aussi le moyen le plus rapide de savoir si un regard indépendant changerait votre décision.

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